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Article de om.net

du 11 décembre 2007

 

OM 0-4 Liverpool : La déception ... et l'UEFA en consolation

 

Liverpool n'a laissé aucune chance ni espoir à l'OM. Les Reds menaient déjà 2-0 avant la fin du premier quart d'heure. Les Phocéens terminent 3es et sont donc reversés en 16e de finale de l'Uefa.

Mentir serait vain. L'élimination de la Champions League est une terrible déception, quand même l'Europe continuera en février prochain de rythmer les milieux de semaine des Olympiens, par le biais de la Coupe de l'Uefa. Une compétition plus à la portée de la formation d'Eric Gerets diront certains. Peut-être si on ne considère que l'avalanche de buts et de jeu proposée par Liverpool mardi soir. C'est déjà moins une certitude si on se réfère aux trois premiers matches contre Besiktas, les Reds et Porto, puis aux deux suivants où l'OM avait abandonné deux fois le point du nul dans les derniers instants après avoir tenu son rang. Mais il en est ainsi, et ce sont les deux favoris annoncés qui sont passés.

Devant, l'OM s'est heurté à un mur en béton armé. Au milieu, les Marseillais ont subi la loi d'une paire Gerrard-Mascherano infranchissable. Et derrière, Fernando Torres s'est révélé impossible à contenir. Un Liverpool du niveau de ses précédentes glorieuses campagnes, et peut être même un peu au-dessus encore. Trop fort en tout cas pour l'équipe d'Eric Gerets.

Ce qui est sûr c'est que les Marseillais n'auront pas mis longtemps avant de comprendre de quoi leur avenir européen serait fait. Ils n'ont même pas eu le temps de profiter de l'extraordinaire ambiance créée par le public pour renverser la montagne rouge. Leur monde et leurs rêves se sont écroulés en quelques minutes, avec une échappée de Gerrard, rattrapé de façon irrégulière par Givet. Penalty, parade de Mandanda... et malheureusement le capitaine des Reds qui suit le premier pour marquer (0-1). Un coup sur la tête. Et bientôt un gros coup de marteau sur la bosse, avec un deuxième but de Liverpool. Torres se jouant de la défense marseillaise dans un mouchoir pour venir doubler le score (0-2).

Cela conduisait Eric Gerets à considérablement modifier ses plans. En lançant Nasri, puis Cissé (à la reprise). Des choix opérants. La poussée phocéenne en attestait. On se remettait à y croire, à échafauder des scénarios bouleversants. Mais face à cette passion, la raison objectait par plusieurs occasions anglaises de creuser l'écart. Ce qui était fait, au plus mauvais moment, dès le retour des vestiaires, par Kuyt servi par une diagonale de Kewell (0-3, 48e).

C'en était fini. Ou presque. Une tête (contrée) de Cissé appartiendra au tout petit décompte des occasions olympiennes. Il était impossible de venir porter le danger devant Reina. Les lignes rouges étaient si bien regroupées que chaque initiative nécessitait tellement d'efforts, tellement de justesse technique et de vivacité aux coéquipiers de Lorik Cana... Peu allaient jusqu'à leur terme.

En toute fin de match, la marque s'alourdissait encore par Babel qui plongeait dans le dos de la défense, éliminait Mandanda d'un grand pont et marquait dans le but vide (0-4). Il exultait aux pieds des 3000 fans anglais, tandis que le reste de l'assistance observait sur les écrans géants du stade un score d'une ampleur jamais vue au Vélodrome en Coupe d'Europe. Ce qui, à part illustrer très concrètement la supériorité britannique, ne change (heureusement) pas grand chose au bout du compte. L'OM s'inclinant et Porto s'imposant, les Phocéens n'ont pas tout perdu. Ils continueront leur route en Uefa. Ce sera l'année prochaine. On a largement le temps d'y penser. L'heure est à la remobilisation, au championnat.

 

Auteur : Laurent Oreggia

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